Services
Les tendances du2ème trimestre 2015
En bref
Activité en hausse sauf pour la restauration
Sur le plan national, la Banque de France indique que l’activité accélère dans quasiment tous les secteurs des services. Les effectifs augmentent. Les prix se contractent à nouveau.
En Rhône-Alpes, l’activité globale s’est stabilisée à un bon niveau. Tous les secteurs ont maintenant dépassé leur niveau d’activité moyen sur une longue période. Celui des transports a été particulièrement dynamique, celui du travail temporaire continue à rattraper son mauvais début d’année, et l’ingénierie informatique confirme la solidité de sa croissance (cf Banque de France).
En Haute-Savoie, la situation progresse à nouveau mais est contrastée ; tous les indicateurs sont en hausse, de manière moins marquée pour l’emploi.
Evolution par branche : globalement les situations s’améliorent sauf pour la restauration.
L’amélioration enregistrée au 1er trimestre pour l’immobilier s’est confirmée au 2ème trimestre, notamment en termes de chiffres d’affaires. Pour les services aux entreprises, la situation qui s’était stabilisée au 1er trimestre progresse à nouveau, notamment en termes de chiffres d’affaires, d’investissements et de trésorerie. La situation s’est sensiblement améliorée au 2ème trimestre pour le transport et le solde d’opinion des entreprises interrogées est redevenu positif. Par contre, cette amélioration est à prendre avec prudence car les perspectives sont globalement en retrait pour ce secteur en difficulté. Enfin, la petite éclaircie entrevue au 1er trimestre pour la restauration ne s’est pas confirmée.
Toutes les zones géographiques tirent leur épingle du jeu, de manière moins marquée pour la Vallée de l’Arve.
Evolution des principaux indicateurs (trimestre n/trimestre n-1, en solde d'opinion*)

*différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et celle ayant exprimé une opinion négative
Perspectives :
Elles sont en progression sauf pour les investissements.
En Rhône-Alpes, les prévisions sont bien orientées pour les prochains mois. Quelques embauches sont prévues, essentiellement dans l’informatique. En France, selon les chefs d’entreprise, la hausse de l’activité devrait continuer en juillet (Cf Banque de France).
Restauration
La petite éclaircie entrevue au 1er trimestre ne s’est pas confirmée ; tous les soldes d’opinion sont non seulement en retrait mais également en dessous de zéro, à savoir que le nombre d’entreprises signalant une baisse est plus important que celui signalant une hausse. Cette situation concerne tous les indicateurs à l’exception de l’emploi, qui progresse (embauche des saisonniers pour la saison touristique). Les chiffres d’affaires sont toujours en baisse pour 45 % des entreprises ayant répondu à l’enquête et les trésoreries se sont encore détériorées pour 61 % d’entre elles.
Ce niveau d’activité s’explique par la situation économique globale qui reste difficile, par la baisse de la demande mais aussi par le changement de comportements des consommateurs, notamment le phénomène du shopping du midi. Enfin, la restauration rapide est aussi touchée que la restauration traditionnelle.
Perspectives : elles sont mieux orientées pour les chiffres d’affaires et la trésorerie mais à un niveau bas, stables pour l’emploi et toujours en baisse pour les investissements.
Evolution des principaux indicateurs (trimestre n/trimestre n-1, en solde d'opinion*)

*différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et celle ayant exprimé une opinion négative
Immobilier
L’amélioration enregistrée au 1er trimestre s’est confirmée au 2ème trimestre, notamment en termes de chiffres d’affaires, sans impact toutefois sur les trésoreries pour le moment.
Ce sont ainsi 43 % des entreprises ayant répondu à l’enquête qui signalent une hausse de chiffres d’affaires contre 35 % au trimestre précédent. Les investissements se sont quant à eux nettement améliorés et le nombre d’entreprises interrogées signalant une baisse a diminué de plus de 30 points. Enfin, l’emploi est stable.
Selon certains professionnels, les chiffres de ce 1er semestre sont bons, notamment suite aux mesures mises en place en août 2014 (libérer le foncier privé, action sur les terrains non bâtis, faciliter l’accession à la propriété) ; mais ils estiment que pour que cette amélioration perdure, il faut « une stabilité fiscale et un maintien des taux d’intérêt bas ».
Perspectives : elles sont bien orientées en terme de chiffres d’affaires et de trésoreries ; par contre, elles sont stables pour l’emploi et en léger retrait pour les investissements.
Evolution des principaux indicateurs (trimestre n/trimestre n-1, en solde d'opinion*)

*différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et celle ayant exprimé une opinion négative
Services aux entreprises
La situation qui s’était stabilisée au 1er trimestre progresse à nouveau, notamment en termes de chiffres d’affaires, d’investissements et de trésorerie. L’emploi quant à lui est en repli.
Ce sont ainsi 40 % des entreprises interrogées qui indiquent une hausse de chiffres d’affaires ; elles étaient respectivement 23 % au trimestre précédent. Les entreprises signalant une hausse de leur trésorerie progresse de 13 points. Par contre, la part de celles indiquant une hausse de l’emploi passe de 28 à 7 %.
Les entreprises qui ont un niveau d’activité en hausse l’explique principalement par une augmentation de la demande. Celles qui ont un niveau d’activité en retrait l’explique par la situation économique globale mais aussi celle du secteur d’activité.
Pour la région Rhône-Alpes, le niveau d’activité du travail temporaire continue à rattraper son mauvais début d’année et l’ingénierie informatique confirme la solidité de sa croissance.
Perspectives : elles sont mieux orientées sauf pour les investissements.
Evolution des principaux indicateurs (trimestre n/trimestre n-1, en solde d'opinion*)

*différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et celle ayant exprimé une opinion négative
Transports
La situation s’est sensiblement améliorée au 2ème trimestre et le solde d’opinion des entreprises interrogées est redevenu positif (c’est-à-dire que le pourcentage d’entreprises ayant signalé une hausse est redevenu plus important que celles ayant indiqué une baisse). C’est notamment le cas pour les chiffres d’affaires et les investissements, ce qui n’était pas arrivé depuis plusieurs années. Ainsi, la part des entreprises ayant répondu à l’enquête signalant une hausse de chiffres d’affaires est passée de 8 à 30 %. Quant aux investissements, la part ayant signalé une baisse est en retrait de près de 30 points. Autre fait marquant ce trimestre, le transport de marchandises tire aussi bien son épingle du jeu que le transport de voyageurs.
Par contre, cette amélioration est à prendre avec prudence car les perspectives sont globalement en retrait pour ce secteur en difficulté depuis plusieurs années.
En Rhône-Alpes, selon la Banque de France, la demande a sensiblement augmenté en juin (la liquidation d’un grand transporteur national ne serait toutefois pas étrangère à ce regain d’activité).
Perspectives : elles sont dégradées sauf en termes de trésorerie. En Rhône-Alpes, la tendance positive devrait se pérenniser dans les prochains mois, sans impact sur l’emploi (cf Banque de France).
Evolution des principaux indicateurs (trimestre n/trimestre n-1, en solde d'opinion*)

*différence entre la proportion de répondants ayant exprimé une opinion positive et celle ayant exprimé une opinion négative